Ligue des Gentlemen Extraordinaires

Ligue des Gentlemen ExtraordinairesAfin de contrer le ‘Fantôme’ qui veut mettre en place une guerre mondiale, M. décide de rallier de nombreux gentlemen extraordinaires afin de créer une ligue. Quatermain à sa tête, et Nemo à la barre vont donc tenter de rétablir la paix et de sauver des vies.

Adapté plutôt librement de la ‘graphic novel’ d’Alan Moore (auteur de ‘From Hell’ qui a déjà donné lieu à une adaptation à l’écran) et Kevin O’Neill, cette ‘Ligue’ fait déjà parler d’elle depuis longtemps. Les tourments du tournage (haute tension entre Sean Connery et Stephen Norrington) et les premières images nous laissaient présager du pire.

Pourtant, l’excellent comic book et l’extraordinaire (c’est bien le mot) richesse de chacun des personnages permettaient de faire un film des plus fantastiques. Quatermain et Nemo donc, mais également Dr. Jeckyll / M. Hyde, l’homme invisible, Mina Harker (transformée en vampire pour l’occasion) ainsi que quelques ajouts tels que Tom Sawyer ou Dorian Gray. Baignant dans cette culture fantastique, le film pouvait s’appuyer sur des valeurs sûres et développer son histoire autour de personnages connus de beaucoup.
Mais Norrington veut trop en faire trop vite. L’ambiance de la fin du 19ème siècle est balayée par les explosions et les coups de feu, dans des scènes d’action pretexte sans originalité.

Sans bien suivre les mobiles de chacun, on suit donc, en courant, toute cette troupe manquant de charisme (un comble vu les personnages et le casting !) en évitant les bombes et les immeubles instables pour finalement découvrir la solution plutôt simplette.
On pouvait s’attendre à ce que l’esprit de la bd ne soit pas respecté, mais on s’étonne quand même un peu de la qualité des effets spéciaux, vraiment très faible. Même si cela est loin d’être un élément qui influence la qualité première du film, elle surprend par son faible niveau, bien en dessous de ce qu’on est en droit d’attendre d’un film de ce calibre. De même les décors en carton-pâtes sont en toutes circonstances loin d’être crédibles. D’autant que le mélange avec des outils ‘technologiques’ sonne faux, un peu comme le ‘Wild Wild West’ de sombre mémoire.

Transformée en bouillie par hollywood, cette ‘LXG’ est une vraie déception, qui ne s’en sort parfois que grâce à quelques personnages. Très en dessous des critères de divertissement du genre, on est en droit d’attendre bien plus d’une super-production de cette envergure, surtout lorsqu’elle se base sur un travail aussi riche que celui d’Alan Moore.

Liberté Oleron

Liberté OleronLa famille Monnot est en vacances à Oleron. Tout se passerait bien si le père n’avait pas la lubie soudaine de faire de la voile, de préférence avec son propre bateau. C’est décidé : les Monnot vont acheter un voilier, ils l’appeleront « Liberté Oleron ».

Tous les ingrédients de la comédie française des vacances sont là : cadre étouffant des vacances familiales, la lovestory de l’adolescent prépubère, et le fameux scénario-bâteau catastrophe ! Mais Liberté-Oléron a le mérite de les maintenir à l’état de virtualités… Dans ce petit film sans prétention, le jeune ado ne perd pas sa virginité, et les 6 héros qui avaient dû trop regarder Titanic en famille, sont sauvés avant la tempête…

Dans ce film où tout est en puissance, il ne faut donc pas s’étonner de la place qui est faîte au rêve : les personnages, chacun à son échelle, rêvent leurs vacances plus qu’ils ne les vivent. Du père qui investit toutes ses économies dans une carcasse de bâteau, à la mère qui rêve d’amménager ses 5 m2 de parterre en jardins versaillais, en passant par le fantasme de l’adolescent et les rêves enfantins des plus jeunes garçons.

On pourrait garder un goût amer d’une comédie qui fait, en définitive, un sort à la société de consommation de la plaisance : pour ce père de famille moyen sans expérience de la mer, la part de rêve s’achète à coups d’endettements. Mais on retient surtout le souffle de liberté qui porte chacune des aspirations des personnages. La liberté passe dans des images épurées de la mer, ou la lecture de vacances du cadet. Il est même étrange de voir comment cette atmosphère de rêve transforme la mesquine traversée vers l’île d’Aix en une odysée familiale aussi touchante qu’hallucinante. La scène du psychodrame familial est, à ce titre, une apothèose du film : la famille au complet en gilet de sauvetage, persuadée que leur dernière heure est arrivée, anticipe le drame, en se jettant à la mer.

On gardera l’image d’un père (Denis Podalydes) aussi peu héros qu’est le nôtre et de vacances qui ressemblent aussi aux nôtres : un peu d’ennui à combler, beaucoup de rêves rarement réalisés. En bref, un petit film, mais qui est une invitation à nos grandes vacances…

Les enfants

Les enfantsDeux divorcés tombent follement amoureux. Avec deux enfants chacun et de multiples raisons de s’engueuler, la vie de cette famille recomposée risque de ne pas être amusante tous les jours…

Sur un canevas assez classique à base de familles recomposées et de quadragénaires en mal de frivolité, Christian Vincent (« La Séparation ») signe une comédie de mœurs rafraîchissante. « Le but des bambins entre 8 et 12 ans est de séparer les adultes », note le cinéaste. Pierre et Jeanne vont en effet bien vite faire les frais de cet adage.

Pourtant, à l’inverse d’un réalisateur qui s’engouffrerait dans une psychosociologie à base de réflexion existentielles, Christian Vincent préfère pour sa part parler simplement d’amour. Cette rencontre entre deux adultes en manque d’affection est attendrissante. Du quiproquo en pagaille et une bonne dose d’engueulades, en somme le quotidien de n’importe quelle famille. Gérard Lanvin confère beaucoup d’humanité dans le personnage de Pierre. Ce papa concilient cache en fait un homme fragile qui va tout faire pour ne pas perdre Jeanne et son fils aîné, qui semble lui échapper un peu plus chaque jour. Karine Viard dans le rôle de Jeanne est touchante de sincérité. C’est une femme forte qui n’hésite pas à faire des reproches à Pierre pour qu’il soit plus attentif à ses enfants.

Des petits tracas du quotidien qui sonnent justes. D’un classicisme de bon aloi, la mise en scène de Christian Vincent n’en demeure pas moins d’une légèreté bienvenue. À mille lieux de toutes ces pseudo émissions TV qui suivent le quotidien de parents en difficulté (« Ca se discute par exemple »), « Les Enfants » offre un regard lucide et émouvant sur le quotidien d’une famille recomposée. On goûte notre plaisir.

Lemming

LemmingAlain Getty, jeune et brillant ingénieur en domotique et sa femme, Bénédicte, se sont récemment installés dans une nouvelle ville. Ils reçoivent à dîner le patron d’Alain, Richard Pollock, et son épouse Alice. Cette rencontre ne sera pas sans conséquences sur l’harmonie du jeune couple. La découverte du cadavre d’un mystérieux rongeur dans l’évacuation bouchée de leur évier n’arrange pas les choses et annonce l’irruption de l’irrationnel dans ce qui était jusqu’alors une vie bien rangée.

Présenté en ouverture lors du dernier festival de Cannes, « Lemming » second film du discret Dominik Moll est une excellente surprise. Le film n’a finalement décroché aucun prix mais en seulement deux long-métrages, Dominik Moll s’affirme comme étant un jeune cinéaste doué et passionné. Adepte des exercices de style à la David Lynch, Moll se démarque de ce dernier grâce à sa mise en scène élégante et raffinée. Un véritable artiste en puissance.

Si Dominik Moll est reparti bredouille de la grande messe cannoise, c’est certainement en parti à cause du caractère très étrange de son film. Tout comme son premier métrage, « Harry, un ami qui vous veut du bien », Moll arrive en quelques plans à installer une atmosphère très pesante sur son film. Mais surtout il l’inscrit d’emblée dans le carcan réducteur du cinéma de genre. L’ironie, la violence et la sexualité à fleur de peau baignent le film d’une atmosphère quasi onirique. Pourtant, le métrage en lui-même n’a rien de très choquant. Moll étonne surtout dans son aptitude à installer en quelques plans une situation qu’il s’amusera à triturer quelques scènes plus tard.

Le jeune cinéaste s’entoure d’une équipe à peu près similaire à celle de son premier film. Il retrouve ainsi devant la caméra l’excellent Laurent Lucas qui après « Calvaire » (réalisé par Fabrice du Welz) ne semble plus vouloir quitter le cinéma de genre. Il est toujours accompagné de Gilles Marchand (réalisateur de « Qui as tué Bambi ? » avec encore Laurent Lucas) avec qui il co-signe le scénario de « Lemming ».

Quel est donc cet animal ? Le lemming est un petit mammifère rongeur très présent en Asie qui présente la particularité d’être très persévérant. Comme l’explique l’un des personnages du film, un lemming est prêt à traverser une très grande étendue d’eau même s’il doit se noyer en cours de route. Cet animal peut aussi se suicider face à un obstacle infranchissable.

L’arrivée de ce lemming dans la vie tranquille du petit couple formé par Alain Getty (Laurent Lucas) et sa femme Bénédicte (Charlotte Gainsbourg) va petit à petit bouleverser leur quotidien. Lors d’un dîner avec le patron d’Alain (André Dussollier), le couple fait la connaissance de sa femme, la taciturne Alice (Charlotte Rampling). Elle va petit à petit s’immiscer dans leur vie.

Les influences du cinéaste sont très claires. D’ailleurs il est amusant de noter que le film est en parfaite opposition avec « Harry ». D’un cadre campagnard, on passe à un cadre urbain rempli d’objets high-tech telle la fameuse caméra volante sur laquelle travaille Alain Getty. Le film fait beaucoup penser au « Lost Highway » de David Lynch pour son côté banlieue clean remplie de petits bourgeois qui mènent en apparence (voir leurs voisins) une vie bien rangée. Le film se joue d’ailleurs presque en huis clos et hormis le quattuor principal aucun autre personnage ne joue de rôle majeur dans le film. Là où le cinéaste rejoint Lynch c’est dans sa propension à installer une situation naviguant constamment entre rêve et réalité. La fin, abrupte, peut laisser un arrière goût d’inachevé, mais à la réflexion on se rend compte que le film est extrêmement logique. Certains petit détails restent obscurs mais cette résolution finale du mystère du lemming prouve, s’il était besoin, que le cinéaste n’a jamais perdu le fil de son hisoire malgré les apparences.

« Lemming » est assurément un film qui prend de la valeur avec le temps et au gré des visions successives. Malgré ses 2h10, le temps passe vite d’autant qu’on se laisse prendre au jeu des rebondissements successifs. Pour un film français, on peut dire que « Lemming » est novateur et original, prenant et finalement assez drôle. D’une peinture juste du couple d’âge moyen en crise, Dominik Moll en extirpe un thriller urbain plutôt plaisant. Finalement sans grand rapport (mis à part le caractère étrange) avec « Harry », « Lemming » est une excellente surprise et un film qui devrait logiquement se bonifier avec le temps.

Derrière la caméra pour ‘Harry’ et légèrement en retrait pour ‘Bamby’, il n’aura pas fallu longtemps pour que Dominik Moll se fasse un nom dans le cinéma francais. Du coup, son nouveau long metrage, ‘Lemming’, recevait les honneurs de l’ouverture de Cannes et se payait un casting plus qu’intéressant.

Empruntant à Lynch ou à Hitchcock, Moll semble avoir trouvé son créneau et son style en à peine quelques films. Car peu de scènes suffisent pour que l’on retrouve sa ‘touch’, qui avait fait merveille dans ‘Harry’. Ambiance glacée, dialogues grinçants et univers sonore unique… autant d’éléments qu’attendent à nouveau Laurent Lucas qui semble être définitivement la coqueluche du réalisateur.
On se souvient qu’il interprétait déjà Michel, l’ami d’Harry, mais également le médecin principal, dans ‘Bambi’.
Toujours très naturel, Lucas va être le point central de cette histoire marchant souvent à la limite entre le rêve et la réalité, entre le normal et le paranormal. Cause de cette rupture ? un petit rongeur dénommé Lemming, peut-être. Un diner à domicile avec le patron (Dussolier) et sa femme (Rampling), sans doute.
Autour de ce trio, Charlotte Gainsbourg offre une très belle prestation, bien plus nuancée qu’il n’y parait.

Si l’influence d’Hitchcock semblait assez évidente pour ‘Harry’, c’est vraiment vers Lynch que ‘Lemming’, irrationnel oblige. C’est ainsi sans jamais savoir sur quel pied danser que le spectateur entame avec Laurent Lucas cette marche parfois un peu lente, mais toujours surprenante et déroutante.
Le travail de réalisation est exceptionnel, très juste et précis. Mais plus que l’image, la bande son semble bichonnée pour ajouter davantage d’ambiance, pour un résultat fantastique.

On retrouve quelques éléments (quelques clés dirait Lynch) à mettre en paralelle avec Harry, comme l’importance donnée à des pièces de vie comme la cuisine ici (ou la salle de bain précédemment) ou encore l’obsession du futur volant, qu’il soit symbolisé par des webcams futuristes ou des gibons de romans. Une vision n’est sans doute pas suffisante pour décoder tous les éléments du film et, tout comme Harry, il faudra déguster avec un peu de recul ce thriller parfois un peu sinueux, mais finalement diablement efficace.

La légende de Bagger Vance

La légende de Bagger VanceSuite au jeudi noir et à l’effondrement de l’économie américaine, le moral ne va pas fort dans la petite ville de Savannah dans le sud. Pour redonner à Savannah ses heures de gloires et sa renommée, Invergordon tente de monter un grand tournoi de golf opposant les 2 meilleurs joueurs du pays et un joueur local, ancien espoir du swing.

Robert Redford revient en haut de l’affiche après son apprécié ‘Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux’ et son réussi ‘Quizz Show’. Il revient ici avec un conte d’un autre age. Une histoire vue par des yeux d’enfants qui elagissent et modifient forcemment les données. C’est en meme temps ce qui fait le charme de ce film ; cet espece de miroir déformé par nostalgie, qui nous renvois une époque quasi imaginaire.

Le traitement de l’image fait bien sûr beaucoup pour créer cette atmosphère de ‘misère festive’, un peu à la manière de ‘O Brother’ ou les teints sépia étaient majoritaires. On retrouve ce genre d’image un peu vieillot mais jamais sale.

L’autre gros point du film, réside dans le personnage-titre du film. Bagger Vance, interprété par W. Smith. Ce personnage entre le rêve et la réalité, sorte de guide convient parfaitement à l’acteur. On n’osait pas l’esperer bon dans un rôle comme ça qui, pourtant, lui convient à merveille. A ce demander pourquoi il se ridiculise dans des productions aussi grosses que ridicules. Son rôle tient à lui seul le film, malgré son faible nombre de ligne. Sa présence a l’écran ammène un je ne sais quoi très bénéfique au film.

Redford a vraiment réussi à faire passer dans son film quelquechose en plus. Le charme qui resort du film peut marcher ou non, mais il existe bel et bien et donne à cette histoire finalement pas bien originale sa propre touche. ‘Bagger Vance’ amène quelque chose d’indescriptible. Rien que pour ça, il faut y aller.

Sauvez vos souvenirs cassettes grâce au support DVD

8mm K7 videoLes cassettes vidéo HI8 et beaucoup d’autres se dégradent très facilement dû à plusieurs facteurs. Les premiers sont les intempéries, l’augmentation ou la diminution de la température, l’arrivée de poussière, l’humidité, etc. La bande des HI8 ont des constituants magnétiques qui se dégradent quotidiennement suivant l’environnement. On le lit avec des caméscopes analogiques. Ses caractéristiques analogiques favorisent la détérioration de la bande par suite de la labilité des informations enregistrées. Cette structure de labilité entraine que l’utilisation répétée de la bande facilite sa dégradation du fait des mécanismes de frottement. Cette dégradation entraine immanquablement la perte de tous les souvenirs familiaux stockés sur les HI8. Toutes les données conservées sur les cassettes s’effacent avec le temps et ils ne restent plus grand-chose à hériter pour les enfants et les petits enfants.

La solution proposée est de sauvegarder tous les enregistrements défarder tous les enregistrements définitivement sur DVD pour pouvoir les lire sur les équipements familiaux chez Keepmovie.
Elle permet de numériser HI8 sur DVD, dans le format vidéo standard compatible avec votre magnétoscope familial. Avoir une confiance à Keepmovie se traduit par l’obtention d’un DVD de qualité respectant toutes les normes internationales avec des images de haute qualité et des sons de hautes fidélités. Le DVD est très bien fait que vous allez être surpris en les visionnant dans les atmosphères douillettes de chez vous.

Lake Placid

Lake PlacidDans le Maine, USA, un lac tranquille (d’où le nom) est peuplé d’un crocodile de plus de 10 mètres de long. Son existence n’avait pas attiré l’attention du Sheriff jusqu’à ce qu’un plongeur se fasse manger.

Difficile de critiquer un tel film tant il est proche du néant au niveau artistique. Le scénario est vraiment pompé à divers films du même genre (Dents de la mer ou le plus récent Anaconda) et se contente de multiplier les clichés.

En effet, les personnages sont tous pris à droite à gauche pour faire le film moyen : le séducteur, le grincheux, le casse-cou et la fille de la ville. Si en plus on nous inflige un jeu d’acteurs en dessous de tout (B. Pullman était dans ID4) et des dialogues d’un commun absolu, on peut vraiment pas prendre de plaisir.

Fallait pas y aller, le crocodile est trop mal fait…
Les scènes d’action sont vraiment repompées à 100% sur celles des « Dents de la mer » : des pieds qui bougent, des bulles et une musique qui accélère ca vous rappelle rien ?
En plus, on aurait au moins pu compter sur un crocodile chouette et bien animé… même pas. Soit on a des anima-tronics d’un simplicité affligeante (seulement la bouche s’ouvre…) soit les images de synthèse sont mal intégrées à l’image. Des économies sur les effets spéciaux puisqu’en plus le croco est vraiment pas présent à l’image.

On va pas continuer plus longtemps, « Lake Placid » est un mauvais film, à se demander comment des gens peuvent en être fier. A éviter donc de toute urgence…