Ladykillers

LadykillersDans une petite ville du Mississipi, Mrs Munson, veuve et pieuse, vit paisiblement, jusqu’à l’arrivée du Docteur Dorr. Ce dernier souhaite louer une chambre de sa maison. Officiellement, il fait partie d’un groupe de musique de chambre et souhaite répéter dans la cave de la maison. Mais c’est bien un braquage qui se met en place dans les sous-sol !

L’humeur est à la comédie légère du côté des frères Coen. Après la revisite de la comédie romantique avec ‘Intolerable Cruauté’, c’est au remake du ‘Tueur de Dames’ (1955) que les Coen s’atèlent avec une transposition dans l’univers chantant et chaleureux du bon vieux Mississippi.

Si l’on peut trouver un fil rouge à tous les films des frères Coen, malgré leur diversité, c’est cette patte et cette ambiance si particulière qui les caractérise. Tirant pleinement parti de l’environnement de cette petite ville, ‘Ladykillers’ est l’occasion rêvée de nous montrer de nouveaux personnages loufoques et étonnants.

La confrontation étonnante d’un Tom Hanks à contre-emploi et d’une Irma P. Hall parfaite, c’est évidemment la recette centrale qui fait de ce remake une comédie sucrée très agréable à suivre. Alternant discussions entre personnages improbables et morceaux de gospel enlevés, cette comédie légère arrive à nous plonger dans un sourire d’agrément quasi permanent. Bien évidemment, certains gags nous arrachent quelques rires, mais c’est plutôt cette bonne humeur ambiante que l’on retient.
Les deux frères Coen sont bien les principaux artisans de ce liant et de cet environnement qui permettent à ce remake d’avoir une veritable identité.

Comédie sympathique à l’ambiance souriante, ‘Ladykillers’ n’est peut-être pas le film le plus important dans la filmographie des Coen, mais certainement l’un des plus agréables. Sur fond de gospel, on se plaît à voir défiler les ‘gueules’ des acteurs, et on bat du pied la mesure entre les rictus de Tom Hanks. Ces Coen ont définitivement du talent et le confirment dans cette petite douceur. Les mauvaises langues auraient peut-être préféré un film plus riche de sens et de réflexion ou même de folie, mais un plaisir comme ça ne se snobe pas.

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