Liberté Oleron

Liberté OleronLa famille Monnot est en vacances à Oleron. Tout se passerait bien si le père n’avait pas la lubie soudaine de faire de la voile, de préférence avec son propre bateau. C’est décidé : les Monnot vont acheter un voilier, ils l’appeleront « Liberté Oleron ».

Tous les ingrédients de la comédie française des vacances sont là : cadre étouffant des vacances familiales, la lovestory de l’adolescent prépubère, et le fameux scénario-bâteau catastrophe ! Mais Liberté-Oléron a le mérite de les maintenir à l’état de virtualités… Dans ce petit film sans prétention, le jeune ado ne perd pas sa virginité, et les 6 héros qui avaient dû trop regarder Titanic en famille, sont sauvés avant la tempête…

Dans ce film où tout est en puissance, il ne faut donc pas s’étonner de la place qui est faîte au rêve : les personnages, chacun à son échelle, rêvent leurs vacances plus qu’ils ne les vivent. Du père qui investit toutes ses économies dans une carcasse de bâteau, à la mère qui rêve d’amménager ses 5 m2 de parterre en jardins versaillais, en passant par le fantasme de l’adolescent et les rêves enfantins des plus jeunes garçons.

On pourrait garder un goût amer d’une comédie qui fait, en définitive, un sort à la société de consommation de la plaisance : pour ce père de famille moyen sans expérience de la mer, la part de rêve s’achète à coups d’endettements. Mais on retient surtout le souffle de liberté qui porte chacune des aspirations des personnages. La liberté passe dans des images épurées de la mer, ou la lecture de vacances du cadet. Il est même étrange de voir comment cette atmosphère de rêve transforme la mesquine traversée vers l’île d’Aix en une odysée familiale aussi touchante qu’hallucinante. La scène du psychodrame familial est, à ce titre, une apothèose du film : la famille au complet en gilet de sauvetage, persuadée que leur dernière heure est arrivée, anticipe le drame, en se jettant à la mer.

On gardera l’image d’un père (Denis Podalydes) aussi peu héros qu’est le nôtre et de vacances qui ressemblent aussi aux nôtres : un peu d’ennui à combler, beaucoup de rêves rarement réalisés. En bref, un petit film, mais qui est une invitation à nos grandes vacances…

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